Le soir, il voit, gela à la porte…

1

Le soir, il voit, gela à la porte:
deux cavaliers galopent dans les champs environnants,
comme dans un cercle, à travers le bosquet et le gat,
et pendant longtemps ils ne peuvent pas se rattraper.
Jeter les rênes, noyé, charte,
puis à nouveau en selle debout avec excitation,
et rapidement le long de la colline lumineuse,
puis dans le bosquet à nouveau, où l'obscurité s'approfondit.

Deux cavaliers roulent dans la boue du soir,
pas seulement de la maison, du coeur proche,
ils s'appellent, nom est,
rati céleste pour la voile du bosquet.
Et donc jamais les deux dans le monde
à travers le bosquet et le gat, à travers une étendue d'eau vide,
ne partez pas à cause des postes de gare,
comme s'il n'y avait pas cent buissons entre eux!

Fantômes du soir! - où sont leurs traces,
ne vois pas un double jet d'eau,
le silence les renvoie à nouveau,
il connaît leurs noms grâce aux cris.
Sur une route de campagne dans la poussière froide,
sous les pins noirs, en mottes de terre,
deux cavaliers galopent sur la rivière pâle,
deux cavaliers montent: désir et paix.

2

La route vide dort sous les pins,
le cliquetis des sabots se tait derrière la vitre,
je connais les deux, Je sais depuis longtemps:
c'est comme ça que le cœur sonne, comment leur est-il donné de courir.

Alors le cœur bat: après coup coup,
la frénésie froide flotte des champs,
et les vagues scintillent dans les buissons côtiers,
et votre line-up préféré joue fort.

Leur piétinement a fondu, mais mon coeur bat!
Descend dans un murmure, mais il n'est toujours pas silencieux,
et, veux dire, ils continuent de sauter!
Sont capables de se taire, ne peut pas - garder le silence.

Deux coureurs courent dans la brume de minuit,
en séquence, se pencher sur la selle,
le long des bosquets et des rivières, à travers les bois noirs,
là, où pourront-ils s'envoler vers le ciel.

3

Il fait sombre dans le village la nuit de juillet.
Moucherons vole à travers la fenêtre dorée.
Le récepteur chaud sonne sur le sol,
et le brave Gillespie vient à table.

De la tristesse noire au destin difficile,
du bruit du début au tuyau transparent,
des paroles d'un ami au bonheur d'un ennemi
il n'y a que deux étapes dans le beau monde.

Je n'aime pas ma vie, pas peur,
Je ne me bats pour rien avec mon siècle.
Laissez tout le monde dire quelque chose autour,
Je suis inquiet, il est amusé.

Chaque périphérie de ce pays,
à chaque étape, près de chaque mur,
dans un court laps de temps, brunet il blond,
mon esprit apparaîtra, une fois sur deux.

Et juste après la mort, en premier,
au moins comme ça, comme de la poussière éparpillée,
nous avons trouvé des descendants sur papier le matin,
Je toucherai le cher stylo avec de la poussière.

4

Deux cavaliers galopent dans l'espace nocturne,
le buisson s'est désintégré dans le brouillard de la rivière,
puis plus loin, puis plus près, pour un désir de jeunesse
une belle paix se précipite dans l'obscurité.

Deux cavaliers galopent, leurs ombres s'envolent.
Toutes les étoiles brûlent sur la route de campagne.
Sabots battant sur le sol endormi.
Homme et femme chevauchent dans l'obscurité.

7 - 9 juin 1962

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Joseph Brodsky
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